Anthony CAER

©Anthony Caer

Le projet Glaz, rejeton du chaos et de la structure, a vu le jour à l’Ouest, en 2017. Il est né d’une nécessité d’arpenter la côte bretonne, de l’apprivoiser, de la faire sienne pour accepter ce retour à la terre natale et conjurer ce qui l’avait poussé à la quitter. Cette série photographique s’inscrivait donc à l’origine dans un territoire donné comme le souligne son nom breton. Aujourd’hui, elle se poursuit en traversant la Manche, des îles anglo-normandes aux Cornouailles. La piscine d’eau de mer devient le support privilégié du travail photographique d’Anthony Caer, la ligne tirée sur laquelle il s’appuie, le cadre apaisant et rassurant de ses recherches, imposant son graphisme puissant aux compositions et son ordre aux tourments du paysage. Cette architecture simple qui résiste aux assauts du temps et des marées successives, offre alors la possibilité d’explorer toutes les nuances du Glaz. Cette couleur, sujette aux changements rapides du ciel qui se mire dans la mer, n’a pas d’équivalent dans la langue française. Le terme épouse un large nuancier de bleus, de gris, de verts mais désigne surtout la couleur du vivant, de ce qui se transforme perpétuellement. Ainsi, cette couleur qui s’échappe et échappe, appelle à l’évasion mais invite aussi à une rêverie mélancolique sur ce qui n’est déjà plus. A travers ce projet Glaz, il est finalement question de dépasser le réel, d’accéder par le traitement de la couleur à un idéal perdu, de recomposer ce territoire. Anthony CAER

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